Culture

A la découverte du handiski grâce à l'association Aroeven !

Jeune clermontoise âgée de 12 ans, Noélie n’a jamais eu l’usage de ses jambes. Grâce à l’association Aroeven, elle a pu pratiquer le handiski, sur les pistes de la station de Super Besse.

« C’était génial, je viens de vivre des choses dont je n’ai pas l’habitude », s’exclame Noélie. Cette jeune clermontoise de 12 ans est élève de cinquième au collège Roger-Quilliot. Depuis sa naissance, elle n’a pas l’usage de ses jambes et, ce week-end là, elle a pu dévaler, à ski, les pentes enneigées de Super Besse. Le retour est le même du côté des deux accompagnateurs, Candice et Franck : « Le bonheur est partagé. Pour nous aussi les sensations ne sont pas les mêmes. Elle a rigolé toute la descente, c’était top ! »

Photo - Noélie en haut des pistes.

Un programme pédagogique centré autour du Handiski

Pour permettre à Noélie d’afficher un si large sourire, les membres de l’association ont lancé, depuis l’hiver dernier, un programme pédagogique autour du handiski.

Administrateur d’Aroeven et animateur, Guy Letellier est à l’origine du projet. « Il n’y a pas de raison que les enfants handicapés ne puissent pas profiter comme les autres des plaisirs des sports d’hiver. »

Equipement de pointe

Afin de permettre aux enfants de dévaler les pentes, l’association a fait l’acquisition d’un siège monté sur deux skis et, un deuxième va être livré dans les prochains jours. Cet investissement a un prix. Avec une housse et des gants de grand froid, le coût est de 6.900 € pour un siège. C’est une somme mais, « comparé au plaisir des enfants, ce n’est pas grand-chose. »

Cet équipement permet à l’enfant de ne pas avoir froid, d’éprouver des sensations et, aussi, d’emprunter le télésiège. Pour installer Noélie dans le siège, une dizaine de minutes suffit. Avec le sourire, comme toujours, elle ne se fait pas prier pour prendre place.

Quand on lui demande si elle préfère que ses mains soient à l’intérieur ou en dehors de la housse, elle ne tarde pas à répondre. « Dehors », sourit-elle. Évidemment, elle va pouvoir profiter de sa journée en ayant les mains libres. Et après avoir observé ses mouvements de bras en pleine descente pour manifester son enthousiasme, son choix a vite pris du sens.

Télésiege SuperBesse
Photo - Noélie et ses accompagnantes à la neige.

De la bienveillance

Derrière ce plaisir palpable, le point le plus technique de la journée aura été la montée sur le télésiège. Là encore, comme le rappelle Guy Letellier, la bienveillance est de mise. « On prévient les opérateurs à chaque passage. Ils réduisent la vitesse du télésiège au départ et à l’arrivée. Et puis, comme il n’est pas possible de patienter dans la file d’attente, on passe sur le côté mais les gens nous laissent toujours passer avec le sourire, c’est agréable. »

Une fois arrivée en haut, l’aventure peut commencer et, force est de constater, Noélie n’est pas une novice. À Super Besse, elle a vécu sa troisième demi-journée de neige. « J’en ai déjà fait deux fois au Mont-Dore. J’aime la vitesse, ça ne me fait pas peur. Surtout que je ne pensais pas pouvoir vivre ça un jour ! »

Pratique : Une demi-journée de handiski coûte environ 70 €. Ce montant comprend le transport, le forfait et l’assurance. Possibilité de réservation chaque mercredi ou samedi et tous les jours des vacances de février. Plus d’informations sur www.aroeven-auvergne.fr

Source : La Montagne